ROMAINS
1.1-7, 1.8-15, 1.16-17, 1.18.25-
JE N'AI POINT HONTE DE L’ÉVANGILE: C'EST LA PUISSANCE DE DIEU POUR
LE SALUT DE QUICONQUE CROIT, DU JUIF PREMIÈREMENT, PUIS DU GREC,
PARCE QU'EN LUI EST RÉVÉLÉE LA JUSTICE DE DIEU PAR LA FOI ET POUR
LA FOI ; SELON QU'IL EST ÉCRIT : LE JUSTE VIVRA PAR LA FOI !
(ROMAINS
1.16-17)
ROMAINS
1.1-7-
PAUL, SERVITEUR DE JÉSUS CHRIST, APPELÉ A ÊTRE APÔTRE, MIS A PART
POUR ANNONCER L'ÉVANGILE DE DIEU QUI AVAIT ÉTÉ PROMIS AUPARAVANT
DE LA PART DE DIEU PAR SES PROPHÈTES DANS LES SAINTES ÉCRITURES, ET
QUI CONCERNE SON FILS (NÉ DE LA POSTÉRITÉ DE DAVID SELON LA CHAIR
ET DÉCLARÉ FILS DE DIEU AVEC PUISSANCE, SELON L'ESPRIT DE SAINTETÉ,
PAR SA RÉSURRECTION D'ENTRE LES MORTS),
JÉSUS
CHRIST, NOTRE SEIGNEUR, PAR QUI NOUS AVONS REÇU LA GRÂCE ET
L'APOSTOLAT POUR AMENER EN SON NOM, A L’OBÉISSANCE DE LA FOI, TOUS
LES PAÏENS PARMI LESQUELS VOUS ÊTES AUSSI, VOUS QUI AVEZ ÉTÉ
APPELÉS PAR JÉSUS CHRIST,
A
TOUS CEUX QUI, A ROME, SONT BIEN-AIMÉS DE DIEU, SAINTS PAR VOCATION
: QUE LA GRÂCE ET LA PAIX VOUS SOIENT DONNÉES DE LA PART DE DIEU
NOTRE PÈRE ET DU SEIGNEUR JÉSUS CHRIST !
ROMAINS
1.8-15 -
JE RENDS D'ABORD GRÂCES A MON DIEU, PAR JÉSUS CHRIST, AU SUJET DE
VOUS TOUS, DE CE QUE VOTRE FOI EST RENOMMÉE DANS LE MONDE ENTIER.
DIEU
QUE JE SERS EN MON ESPRIT DANS L'ÉVANGILE DE SON FILS M'EST TÉMOIN
QUE JE FAIS SANS CESSE MENTION DE VOUS, DEMANDANT CONTINUELLEMENT
DANS MES PRIÈRES D'AVOIR ENFIN PAR SA VOLONTÉ LE BONHEUR D'ALLER
VERS VOUS.
CAR
JE DÉSIRE VOUS VOIR POUR VOUS COMMUNIQUER QUELQUE DON SPIRITUEL,
AFIN QUE VOUS SOYEZ AFFERMIS OU PLUTÔT, AFIN QUE NOUS SOYONS
ENCOURAGÉS ENSEMBLE AU MILIEU DE VOUS PAR LA FOI QUI NOUS EST
COMMUNE, A VOUS ET A MOI.
JE
NE VEUX PAS VOUS LAISSER IGNORER, FRÈRES QUE J'AI SOUVENT FORMÉ LE
PROJET D'ALLER VOUS VOIR, AFIN DE RECUEILLIR QUELQUE FRUIT PARMI VOUS
COMME PARMI LES AUTRES NATIONS, MAIS J'EN AI ÉTÉ EMPÊCHÉ
JUSQU'ICI.
JE
ME DOIS AUX GRECS ET AUX BARBARES, AUX SAVANTS ET AUX IGNORANTS.
AINSI J'AI UN VIF DÉSIR DE VOUS ANNONCER AUSSI L'ÉVANGILE, A VOUS
QUI ÊTES A ROME.
ROMAINS
1.16-17
- CAR JE N'AI POINT HONTE DE L’ÉVANGILE : C'EST LA PUISSANCE DE
DIEU POUR LE SALUT DE QUICONQUE CROIT, DU JUIF PREMIÈREMENT, PUIS DU
GREC, PARCE QU'EN LUI EST RÉVÉLÉE LA JUSTICE DE DIEU PAR LA FOI ET
POUR LA FOI ; SELON QU'IL EST ÉCRIT : LE JUSTE VIVRA PAR LA FOI !
ROMAINS
1.18-25
- LA COLÈRE DE DIEU SE RÉVÈLE DU CIEL CONTRE TOUTE IMPIÉTÉ ET
TOUTE INJUSTICE DES HOMMES QUI RETIENNENT INJUSTEMENT LA VÉRITÉ
CAPTIVE, CAR CE QU'ON PEUT CONNAÎTRE DE DIEU EST MANIFESTE POUR EUX,
DIEU LE LEUR AYANT FAIT CONNAÎTRE !
EN
EFFET, LES PERFECTIONS INVISIBLES DE DIEU, SA PUISSANCE ÉTERNELLE ET
SA DIVINITÉ, SE VOIENT COMME A L’ŒIL NU DEPUIS LA CRÉATION DU
MONDE QUAND ON LES CONSIDÈRE DANS SES OUVRAGES.
ILS
SONT DONC INEXCUSABLES, PUISQUE AYANT CONNU DIEU ILS NE L'ONT POINT
GLORIFIÉ COMME DIEU ET NE LUI ONT POINT RENDU GRÂCES, MAIS ILS SE
SONT ÉGARÉS DANS LEURS PENSÉES ET LEUR CŒUR SANS INTELLIGENCE A
ÉTÉ PLONGÉ DANS LES TÉNÈBRES !
SE
VANTANT D’ÊTRE SAGES, ILS SONT DEVENUS FOUS, ET ILS ONT CHANGÉ LA
GLOIRE DU DIEU INCORRUPTIBLE EN IMAGES REPRÉSENTANT L'HOMME
CORRUPTIBLE, DES OISEAUX, DES QUADRUPÈDES, ET DES REPTILES.
C'EST
POURQUOI, DIEU LES A LIVRÉS A L’IMPURETÉ, SELON LES CONVOITISES
DE LEURS CŒURS, EN SORTE QU'ILS DÉSHONORENT EUX-MÊMES LEURS
PROPRES CORPS, EUX QUI ONT CHANGÉ LA VÉRITÉ DE DIEU EN MENSONGE,
ET QUI ONT ADORÉ ET SERVI LA CRÉATURE AU LIEU DU CRÉATEUR, QUI EST
BÉNI ÉTERNELLEMENT. AMEN !
ACTES
DES APÔTRES 27.1-44, 28.1-31 - JE VOUS EXHORTE À PRENDRE
COURAGE, CAR AUCUN DE VOUS NE PÉRIRA ET IL N'Y AURA DE PERTE QUE
CELLE DU NAVIRE : UN ANGE DU DIEU À QUI J'APPARTIENS ET QUE JE
SERS M'EST APPARU CETTE NUIT ET M'A DIT : PAUL, NE CRAINS POINT !
IL FAUT QUE TU COMPARAISSES DEVANT CÉSAR ; ET VOICI, DIEU T'A DONNÉ
TOUS CEUX QUI NAVIGUENT AVEC TOI. C'EST POURQUOI, Ô HOMMES,
RASSUREZ-VOUS, CAR J'AI CETTE CONFIANCE EN DIEU QU'IL EN SERA COMME
IL M'A ÉTÉ DIT. MAIS NOUS DEVONS ÉCHOUER SUR UNE ÎLE. (ACTES
DES APÔTRES 27.22-26)
ACTES
DES APÔTRES 27.1-44
- LORSQU'IL FUT DÉCIDÉ QUE NOUS NOUS EMBARQUERIONS POUR L'ITALIE,
ON REMIT PAUL ET QUELQUES AUTRES PRISONNIERS À UN CENTENIER DE LA
COHORTE AUGUSTE, NOMMÉ JULIUS.
NOUS
MONTÂMES SUR UN NAVIRE D'ADRAMYTTE QUI DEVAIT CÔTOYER L'ASIE ET
NOUS PARTÎMES, AYANT AVEC NOUS ARISTARQUE, MACÉDONIEN DE
THESSALONIQUE. LE JOUR SUIVANT, NOUS ABORDÂMES À SIDON; ET JULIUS,
QUI TRAITAIT PAUL AVEC BIENVEILLANCE, LUI PERMIT D'ALLER CHEZ SES
AMIS ET DE RECEVOIR LEURS SOINS.
PARTIS
DE LÀ, NOUS LONGEÂMES L'ÎLE DE CHYPRE, PARCE QUE LES VENTS ÉTAIENT
CONTRAIRES. APRÈS AVOIR TRAVERSÉ LA MER QUI BAIGNE LA CILICIE ET LA
PAMPHYLIE, NOUS ARRIVÂMES À MYRA EN LYCIE. ET LÀ, LE CENTENIER
AYANT TROUVÉ UN NAVIRE D'ALEXANDRIE QUI ALLAIT EN ITALIE NOUS Y FIT
MONTER.
PENDANT
PLUSIEURS JOURS NOUS NAVIGUÂMES LENTEMENT, ET CE NE FUT PAS SANS
DIFFICULTÉ QUE NOUS ATTEIGNÎMES LA HAUTEUR DE CNIDE OÙ LE VENT NE
NOUS PERMIT PAS D'ABORDER. NOUS PASSÂMES AU-DESSOUS DE L'ÎLE DE
CRÈTE, DU CÔTÉ DE SALMONE. NOUS LA CÔTOYÂMES AVEC PEINE ET NOUS
ARRIVÂMES À UN LIEU NOMMÉ BEAUX PORTS, PRÈS DUQUEL ÉTAIT LA
VILLE DE LASÉE.
UN
TEMPS ASSEZ LONG S'ÉTAIT ÉCOULÉ ET LA NAVIGATION DEVENAIT
DANGEREUSE, CAR L'ÉPOQUE MÊME DU JEÛNE ÉTAIT DÉJÀ PASSÉE.C'EST
POURQUOI PAUL AVERTIT LES AUTRES, EN DISANT : Ô HOMMES, JE VOIS QUE
LA NAVIGATION NE SE FERA PAS SANS PÉRIL ET SANS BEAUCOUP DE DOMMAGE,
NON SEULEMENT POUR LA CARGAISON ET POUR LE NAVIRE, MAIS ENCORE POUR
NOS PERSONNES.
LE
CENTENIER ÉCOUTA LE PILOTE ET LE PATRON DU NAVIRE PLUTÔT QUE LES
PAROLES DE PAUL. ET COMME LE PORT N'ÉTAIT PAS BON POUR HIVERNER, LA
PLUPART FURENT D'AVIS DE LE QUITTER POUR TÂCHER D'ATTEINDRE PHÉNIX,
PORT DE CRÈTE QUI REGARDE LE SUD-OUEST ET LE NORD-OUEST, AFIN D'Y
PASSER L'HIVER.
UN
LÉGER VENT DU SUD VINT À SOUFFLER, ET, SE CROYANT MAÎTRES DE LEUR
DESSEIN, ILS LEVÈRENT L'ANCRE ET CÔTOYÈRENT DE PRÈS L'ÎLE DE
CRÈTE. MAIS BIENTÔT, UN VENT IMPÉTUEUX QU'ON APPELLE EURAQUILON SE
DÉCHAÎNA SUR L'ÎLE. LE NAVIRE FUT ENTRAÎNÉ SANS POUVOIR LUTTER
CONTRE LE VENT ET NOUS NOUS LAISSÂMES ALLER À LA DÉRIVE.
NOUS
PASSÂMES AU-DESSOUS D'UNE PETITE ÎLE NOMMÉE CLAUDA ET NOUS EÛMES
DE LA PEINE À NOUS RENDRE MAÎTRES DE LA CHALOUPE ; APRÈS L'AVOIR
HISSÉE, ON SE SERVIT DES MOYENS DE SECOURS POUR CEINDRE LE NAVIRE,
ET DANS LA CRAINTE DE TOMBER SUR LA SYRTE, ON ABAISSA LES VOILES.
C'EST AINSI QU'ON SE LAISSA EMPORTER PAR LE VENT.
COMME
NOUS ÉTIONS VIOLEMMENT BATTUS PAR LA TEMPÊTE, LE LENDEMAIN ON JETA
LA CARGAISON À LA MER ET LE TROISIÈME JOUR NOUS Y LANÇÂMES DE NOS
PROPRES MAINS LES AGRÈS DU NAVIRE. LE SOLEIL ET LES ÉTOILES NE
PARURENT PAS PENDANT PLUSIEURS JOURS ET LA TEMPÊTE ÉTAIT SI FORTE
QUE NOUS PERDÎMES ENFIN TOUTE ESPÉRANCE DE NOUS SAUVER.
ON
N'AVAIT PAS MANGÉ DEPUIS LONGTEMPS. ALORS PAUL, SE TENANT AU MILIEU
D'EUX, LEUR DIT : Ô HOMMES, IL FALLAIT M'ÉCOUTER ET NE PAS PARTIR
DE CRÈTE, AFIN D'ÉVITER CE PÉRIL ET CE DOMMAGE. MAINTENANT JE VOUS
EXHORTE À PRENDRE COURAGE, CAR AUCUN DE VOUS NE PÉRIRA ET IL N'Y
AURA DE PERTE QUE CELLE DU NAVIRE :
UN
ANGE DU DIEU À QUI J'APPARTIENS ET QUE JE SERS M'EST APPARU CETTE
NUIT ET M'A DIT : PAUL, NE CRAINS POINT ! IL FAUT QUE TU
COMPARAISSES DEVANT CÉSAR ; ET VOICI, DIEU T'A DONNÉ TOUS CEUX QUI
NAVIGUENT AVEC TOI. C'EST POURQUOI, Ô HOMMES, RASSUREZ-VOUS, CAR
J'AI CETTE CONFIANCE EN DIEU QU'IL EN SERA COMME IL M'A ÉTÉ DIT.
MAIS NOUS DEVONS ÉCHOUER SUR UNE ÎLE.
LA
QUATORZIÈME NUIT, TANDIS QUE NOUS ÉTIONS BALLOTTÉS SUR
L'ADRIATIQUE, LES MATELOTS, VERS LE MILIEU DE LA NUIT, SOUPÇONNÈRENT
QU'ON APPROCHAIT DE QUELQUE TERRE. AYANT JETÉ LA SONDE, ILS
TROUVÈRENT VINGT BRASSES ; UN PEU PLUS LOIN, ILS LA JETÈRENT DE
NOUVEAU ET TROUVÈRENT QUINZE BRASSES. DANS LA CRAINTE DE HEURTER
CONTRE DES ÉCUEILS, ILS JETÈRENT QUATRE ANCRES DE LA POUPE ET
ATTENDIRENT LE JOUR AVEC IMPATIENCE.
MAIS
COMME LES MATELOTS CHERCHAIENT À S'ÉCHAPPER DU NAVIRE ET METTAIENT
LA CHALOUPE À LA MER SOUS PRÉTEXTE DE JETER LES ANCRES DE LA PROUE,
PAUL DIT AU CENTENIER ET AUX SOLDATS : SI CES HOMMES NE RESTENT PAS
DANS LE NAVIRE, VOUS NE POUVEZ ÊTRE SAUVÉS. ALORS LES SOLDATS
COUPÈRENT LES CORDES DE LA CHALOUPE ET LA LAISSÈRENT TOMBER.
AVANT
QUE LE JOUR PARÛT, PAUL EXHORTA TOUT LE MONDE À PRENDRE DE LA
NOURRITURE, DISANT : C'EST AUJOURD'HUI LE QUATORZIÈME JOUR QUE VOUS
ÊTES DANS L'ATTENTE ET QUE VOUS PERSISTEZ À VOUS ABSTENIR DE
MANGER. JE VOUS INVITE DONC À PRENDRE DE LA NOURRITURE, CAR CELA EST
NÉCESSAIRE POUR VOTRE SALUT ; ET IL NE SE PERDRA PAS UN CHEVEUX
DE LA TÊTE D'AUCUN DE VOUS !
AYANT
AINSI PARLÉ, IL PRIT DU PAIN ET APRÈS AVOIR RENDU GRÂCES À DIEU
DEVANT TOUS, IL LE ROMPIT ET SE MIT À MANGER. ET TOUS, REPRENANT
COURAGE, MANGÈRENT AUSSI. NOUS ÉTIONS, DANS LE NAVIRE, DEUX CENT
SOIXANTE-SEIZE PERSONNES EN TOUT. QUAND ILS EURENT MANGÉ
SUFFISAMMENT, ILS ALLÉGÈRENT LE NAVIRE EN JETANT LE BLÉ À LA MER.
LORSQUE
LE JOUR FUT VENU, ILS NE RECONNURENT POINT LA TERRE, MAIS AYANT
APERÇU UN GOLFE AVEC UNE PLAGE, ILS RÉSOLURENT D'Y POUSSER LE
NAVIRE, S'ILS LE POUVAIENT. ILS DÉLIÈRENT LES ANCRES POUR LES
LAISSER ALLER DANS LA MER ET ILS RELÂCHÈRENT EN MÊME TEMPS LES
ATTACHES DES GOUVERNAILS ; PUIS ILS MIRENT AU VENT LA VOILE D'ARTIMON
ET SE DIRIGÈRENT VERS LE RIVAGE.
MAIS
ILS RENCONTRÈRENT UNE LANGUE DE TERRE OÙ ILS FIRENT ÉCHOUER LE
NAVIRE ; ET LA PROUE, S'ÉTANT ENGAGÉE, RESTA IMMOBILE, TANDIS QUE
LA POUPE SE BRISAIT PAR LA VIOLENCE DES VAGUES.
LES
SOLDATS FURENT D'AVIS DE TUER LES PRISONNIERS DE PEUR QUE QUELQU'UN
D'EUX NE S'ÉCHAPPÂT À LA NAGE. MAIS LE CENTENIER, QUI VOULAIT
SAUVER PAUL, LES EMPÊCHA D'EXÉCUTER CE DESSEIN. IL ORDONNA À CEUX
QUI SAVAIENT NAGER DE SE JETER LES PREMIERS DANS L'EAU POUR GAGNER LA
TERRE ET AUX AUTRES DE SE METTRE SUR DES PLANCHES OU SUR DES DÉBRIS
DU NAVIRE. ET AINSI TOUS PARVINRENT À TERRE SAINS ET SAUFS.
ACTES
DES APÔTRES 28.1-31
- APRÈS NOUS ÊTRE SAUVÉS, NOUS RECONNÛMES QUE L'ÎLE
S'APPELAIT MALTE. LES BARBARES NOUS TÉMOIGNÈRENT UNE BIENVEILLANCE
PEU COMMUNE ; ILS NOUS RECUEILLIRENT TOUS AUPRÈS D'UN GRAND FEU
QU'ILS AVAIENT ALLUMÉ PARCE QUE LA PLUIE TOMBAIT ET QU'IL FAISAIT
GRAND FROID.
PAUL
AYANT RAMASSÉ UN TAS DE BROUSSAILLES ET L'AYANT MIS AU FEU, UNE
VIPÈRE EN SORTIT PAR L'EFFET DE LA CHALEUR ET S'ATTACHA À SA MAIN.
QUAND LES BARBARES VIRENT L'ANIMAL SUSPENDU À SA MAIN, ILS SE DIRENT
LES UNS AUX AUTRES : ASSURÉMENT CET HOMME EST UN MEURTRIER, PUISQUE
LA JUSTICE N'A PAS VOULU LE LAISSER VIVRE APRÈS QU'IL A ÉTÉ SAUVÉ
DE LA MER.
PAUL
SECOUA L'ANIMAL DANS LE FEU ET NE RESSENTIT AUCUN MAL. CES GENS
S'ATTENDAIENT À LE VOIR ENFLER OU TOMBER MORT SUBITEMENT ; MAIS
APRÈS AVOIR LONGTEMPS ATTENDU, VOYANT QU'IL NE LUI ARRIVAIT AUCUN
MAL, ILS CHANGÈRENT D'AVIS ET DIRENT QUE C'ÉTAIT UN DIEU.
IL
Y AVAIT DANS LES ENVIRONS DES TERRES APPARTENANT AU PRINCIPAL
PERSONNAGE DE L'ÎLE NOMMÉ PUBLIUS, QUI NOUS REÇUT ET NOUS LOGEA
PENDANT TROIS JOURS DE LA MANIÈRE LA PLUS AMICALE. LE PÈRE DE
PUBLIUS ÉTAIT ALORS AU LIT, MALADE DE LA FIÈVRE ET DE LA DYSENTERIE
; PAUL, S'ÉTANT RENDU VERS LUI, PRIA, LUI IMPOSA LES MAINS ET LE
GUÉRIT. LÀ-DESSUS VINRENT LES AUTRES MALADES DE L'ÎLE ET ILS
FURENT GUÉRIS.
ON
NOUS RENDIT DE GRANDS HONNEURS ; ET À NOTRE DÉPART, ON NOUS
FOURNIT LES CHOSES DONT NOUS AVIONS BESOIN. APRÈS UN SÉJOUR DE
TROIS MOIS, NOUS NOUS EMBARQUÂMES SUR UN NAVIRE D'ALEXANDRIE QUI
AVAIT PASSÉ L'HIVER DANS L'ÎLE ET QUI PORTAIT POUR ENSEIGNE LES
DIOSCURES. AYANT ABORDÉ À SYRACUSE, NOUS Y RESTÂMES TROIS JOURS.
DE
LÀ, EN SUIVANT LA CÔTE, NOUS ATTEIGNÎMES REGGIO ; ET, LE VENT DU
MIDI S'ÉTANT LEVÉ LE LENDEMAIN, NOUS FÎMES EN DEUX JOURS LE TRAJET
JUSQU'À POUZZOLES OÙ NOUS TROUVÂMES DES FRÈRES QUI NOUS PRIÈRENT
DE PASSER SEPT JOURS AVEC EUX. ET C'EST AINSI QUE NOUS ALLÂMES À
ROME !
DE
ROME VINRENT À NOTRE RENCONTRE, JUSQU'AU FORUM D'APPIUS ET AUX TROIS
TAVERNES, LES FRÈRES QUI AVAIENT ENTENDU PARLER DE NOUS. PAUL, EN
LES VOYANT, RENDIT GRÂCES À DIEU ET PRIT COURAGE. LORSQUE NOUS
FÛMES ARRIVÉS À ROME, ON PERMIT À PAUL DE DEMEURER EN SON
PARTICULIER, AVEC UN SOLDAT QUI LE GARDAIT.
AU
BOUT DE TROIS JOURS PAUL CONVOQUA LES PRINCIPAUX DES JUIFS ET QUAND
ILS FURENT RÉUNIS, IL LEUR ADRESSA CES PAROLES : HOMMES FRÈRES,
SANS AVOIR RIEN FAIT CONTRE LE PEUPLE NI CONTRE LES COUTUMES DE NOS
PÈRES, J'AI ÉTÉ MIS EN PRISON À JÉRUSALEM ET LIVRÉ DE LÀ ENTRE
LES MAINS DES ROMAINS. APRÈS M'AVOIR INTERROGÉ, ILS VOULAIENT ME
RELÂCHER, PARCE QU'IL N'Y AVAIT EN MOI RIEN QUI MÉRITÂT LA MORT.
MAIS LES JUIFS S'Y OPPOSÈRENT ET J'AI ÉTÉ FORCÉ D'EN APPELER À
CÉSAR, N'AYANT DU RESTE AUCUN DESSEIN D'ACCUSER MA NATION.
VOILÀ
POURQUOI J'AI DEMANDÉ À VOUS VOIR ET À VOUS PARLER, CAR C'EST À
CAUSE DE L'ESPÉRANCE D'ISRAËL QUE JE PORTE CETTE CHAÎNE. ILS LUI
RÉPONDIRENT : NOUS N'AVONS REÇU DE JUDÉE AUCUNE LETTRE À TON
SUJET ET IL N'EST VENU AUCUN FRÈRE QUI AIT RAPPORTÉ OU DIT DU MAL
DE TOI. MAIS NOUS VOUDRIONS APPRENDRE DE TOI CE QUE TU PENSES, CAR
NOUS SAVONS QUE CETTE SECTE RENCONTRE PARTOUT DE L'OPPOSITION.
ILS
LUI FIXÈRENT UN JOUR ET PLUSIEURS VINRENT LE TROUVER DANS SON LOGIS.
PAUL LEUR ANNONÇA LE ROYAUME DE DIEU EN RENDANT TÉMOIGNAGE ET EN
CHERCHANT, PAR LA LOI DE MOÏSE ET PAR LES PROPHÈTES, À LES
PERSUADER DE CE QUI CONCERNE JÉSUS. L'ENTRETIEN DURA DEPUIS LE MATIN
JUSQU'AU SOIR. LES UNS FURENT PERSUADÉS PAR CE QU'IL DISAIT, ET LES
AUTRES NE CRURENT POINT.
COMME
ILS SE RETIRAIENT EN DÉSACCORD, PAUL N'AJOUTA QUE CES MOTS : C'EST
AVEC RAISON QUE LE SAINT ESPRIT PARLANT À VOS PÈRES PAR LE PROPHÈTE
ÉSAÏE A DIT : VA VERS CE PEUPLE ET DIS : VOUS ENTENDREZ DE VOS
OREILLES ET VOUS NE COMPRENDREZ POINT ; VOUS REGARDEREZ DE VOS YEUX
ET VOUS NE VERREZ POINT !
CAR
LE CŒUR DE CE PEUPLE EST DEVENU INSENSIBLE : ILS ONT ENDURCI
LEURS OREILLES ET ILS ONT FERMÉ LEURS YEUX DE PEUR QU'ILS NE VOIENT
DE LEURS YEUX, QU'ILS N'ENTENDENT DE LEURS OREILLES, QU'ILS NE
COMPRENNENT DE LEUR CŒUR, QU'ILS NE SE CONVERTISSENT ET QUE JE NE
LES GUÉRISSE.
SACHEZ
DONC QUE CE SALUT DE DIEU A ÉTÉ ENVOYÉ AUX PAÏENS ET QU'ILS
L'ÉCOUTERONT ! LORSQU'IL EUT DIT CELA, LES JUIFS S'EN ALLÈRENT,
DISCUTANT VIVEMENT ENTRE EUX.
PAUL
DEMEURA DEUX ANS ENTIERS DANS UNE MAISON QU'IL AVAIT LOUÉE. IL
RECEVAIT TOUS CEUX QUI VENAIENT LE VOIR, PRÊCHANT LE ROYAUME DE DIEU
ET ENSEIGNANT CE QUI CONCERNE LE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST EN TOUTE
LIBERTÉ ET SANS OBSTACLE.
ACTES
DES APÔTRES 23.12-35,
24.1-27, 25.1-27, 26.1-32
- … JE RÉPONDIS :
QUI ES-TU, SEIGNEUR ? ET LE SEIGNEUR DIT : JE SUIS JÉSUS, QUE TU
PERSÉCUTES ! MAIS LÈVE-TOI, ET TIENS-TOI SUR TES PIEDS ; CAR
JE TE SUIS APPARU POUR T'ÉTABLIR MINISTRE ET TÉMOIN DES CHOSES QUE
TU AS VUES ET DE CELLES POUR LESQUELLES JE T'APPARAÎTRAI. JE T'AI
CHOISI DU MILIEU DE CE PEUPLE ET DU MILIEU DES PAÏENS VERS QUI JE
T'ENVOIE, AFIN QUE TU LEUR OUVRES LES YEUX POUR QU'ILS PASSENT DES
TÉNÈBRES À LA LUMIÈRE ET DE LA PUISSANCE DE SATAN À DIEU, POUR
QU'ILS REÇOIVENT PAR LA FOI EN MOI LE PARDON DES PÉCHÉS ET
L'HÉRITAGE AVEC LES SANCTIFIÉS ! (ACTES
DES APÔTRES 26.15-18)
ACTES
DES APÔTRES 23.12-35
-QUAND
LE JOUR FUT VENU LES JUIFS FORMÈRENT UN COMPLOT ET FIRENT DES
IMPRÉCATIONS CONTRE EUX-MÊMES EN DISANT QU'ILS S'ABSTIENDRAIENT DE
MANGER ET DE BOIRE JUSQU'À CE QU'ILS EUSSENT TUÉ PAUL. CEUX QUI
FORMÈRENT CE COMPLOT ÉTAIENT PLUS DE QUARANTE, ET ILS ALLÈRENT
TROUVER LES PRINCIPAUX SACRIFICATEURS ET LES ANCIENS AUXQUELS ILS
DIRENT : NOUS NOUS SOMMES ENGAGÉS AVEC DES IMPRÉCATIONS CONTRE
NOUS-MÊMES À NE RIEN MANGER JUSQU'À CE QUE NOUS AYONS TUÉ PAUL.
VOUS DONC MAINTENANT, ADRESSEZ-VOUS AVEC LE SANHÉDRIN AU TRIBUN POUR
QU'IL L'AMÈNE DEVANT VOUS COMME SI VOUS VOULIEZ EXAMINER SA CAUSE
PLUS EXACTEMENT ; ET NOUS, AVANT QU'IL APPROCHE, NOUS SOMMES PRÊTS À
LE TUER.
LE
FILS DE LA SOEUR DE PAUL AYANT EU CONNAISSANCE DU GUET-APENS ALLA
DANS LA FORTERESSE EN INFORMER PAUL. PAUL APPELA L'UN DES CENTENIERS
ET DIT : MÈNE CE JEUNE HOMME VERS LE TRIBUN, CAR IL A QUELQUE CHOSE
À LUI RAPPORTER. LE CENTENIER PRIT LE JEUNE HOMME AVEC LUI, LE
CONDUISIT VERS LE TRIBUN ET DIT : LE PRISONNIER PAUL M'A APPELÉ ET
IL M'A PRIÉ DE T'AMENER CE JEUNE HOMME QUI A QUELQUE CHOSE À TE
DIRE. LE TRIBUN, PRENANT LE JEUNE HOMME PAR LA MAIN ET SE RETIRANT À
L'ÉCART LUI DEMANDA : QU'AS-TU À M'ANNONCER ?
IL
RÉPONDIT : LES JUIFS SONT CONVENUS DE TE PRIER D'AMENER PAUL DEMAIN
DEVANT LE SANHÉDRIN COMME SI TU DEVAIS T'ENQUÉRIR DE LUI PLUS
EXACTEMENT. NE LES ÉCOUTE PAS, CAR PLUS DE QUARANTE D'ENTRE EUX LUI
DRESSENT UN GUET-APENS ET SE SONT ENGAGÉS AVEC DES IMPRÉCATIONS
CONTRE EUX-MÊMES À NE RIEN MANGER NI BOIRE JUSQU'À CE QU'ILS
L'AIENT TUÉ ; MAINTENANT ILS SONT PRÊTS ET N'ATTENDENT QUE TON
CONSENTEMENT.
LE
TRIBUN RENVOYA LE JEUNE HOMME APRÈS LUI AVOIR RECOMMANDÉ DE NE
PARLER À PERSONNE DE CE RAPPORT QU'IL LUI AVAIT FAIT. ENSUITE IL
APPELA DEUX DES CENTENIERS ET DIT : TENEZ PRÊTS, DÈS LA TROISIÈME
HEURE DE LA NUIT, DEUX CENTS SOLDATS, SOIXANTE-DIX CAVALIERS ET DEUX
CENTS ARCHERS, POUR ALLER JUSQU'À CÉSARÉE. QU'IL Y AIT AUSSI DES
MONTURES POUR PAUL, AFIN QU'ON LE MÈNE SAIN ET SAUF AU GOUVERNEUR
FÉLIX.
IL
ÉCRIVIT UNE LETTRE AINSI CONÇUE : CLAUDE LYSIAS, AU TRÈS EXCELLENT
GOUVERNEUR FÉLIX, SALUT ! CET HOMME DONT LES JUIFS S'ÉTAIENT SAISIS
ALLAIT ÊTRE TUÉ PAR EUX, LORSQUE JE SURVINS AVEC DES SOLDATS ET LE
LEUR ENLEVAI, AYANT APPRIS QU'IL ÉTAIT ROMAIN. VOULANT CONNAÎTRE LE
MOTIF POUR LEQUEL ILS L'ACCUSAIENT, JE L'AMENAI DEVANT LEUR
SANHÉDRIN. J'AI TROUVÉ QU'IL ÉTAIT ACCUSÉ AU SUJET DE QUESTIONS
RELATIVES À LEUR LOI, MAIS QU'IL N'AVAIT COMMIS AUCUN CRIME QUI
MÉRITE LA MORT OU LA PRISON. INFORMÉ QUE LES JUIFS LUI DRESSAIENT
DES EMBÛCHES, JE TE L'AI AUSSITÔT ENVOYÉ EN FAISANT SAVOIR À SES
ACCUSATEURS QU'ILS EUSSENT À S'ADRESSER EUX-MÊMES À TOI - ADIEU.
LES
SOLDATS, SELON L'ORDRE QU'ILS AVAIENT REÇU, PRIRENT PAUL ET LE
CONDUISIRENT PENDANT LA NUIT JUSQU'À ANTIPATRIS. LE LENDEMAIN,
LAISSANT LES CAVALIERS POURSUIVRE LA ROUTE AVEC LUI, ILS RETOURNÈRENT
À LA FORTERESSE. ARRIVÉS À CÉSARÉE, LES CAVALIERS REMIRENT LA
LETTRE AU GOUVERNEUR ET LUI PRÉSENTÈRENT PAUL. LE GOUVERNEUR, APRÈS
AVOIR LU LA LETTRE, DEMANDA DE QUELLE PROVINCE ÉTAIT PAUL. AYANT
APPRIS QU'IL ÉTAIT DE LA CILICIE : JE T'ENTENDRAI, DIT-IL, QUAND TES
ACCUSATEURS SERONT VENUS. ET IL ORDONNA QU'ON LE GARDÂT DANS LE
PRÉTOIRE D'HÉRODE.
ACTES
DES APÔTRES 24.1-27
-CINQ
JOURS APRÈS ARRIVA LE SOUVERAIN SACRIFICATEUR ANANIAS AVEC DES
ANCIENS ET UN ORATEUR NOMMÉ TERTULLE. ILS PORTÈRENT PLAINTE AU
GOUVERNEUR CONTRE PAUL. PAUL
FUT APPELÉ ET TERTULLE SE MIT À L'ACCUSER, EN CES TERMES : TRÈS
EXCELLENT FÉLIX, TU NOUS FAIS JOUIR D'UNE PAIX PROFONDE ET CETTE
NATION A OBTENU DE SALUTAIRES RÉFORMES PAR TES SOINS PRÉVOYANTS;
C'EST CE QUE NOUS RECONNAISSONS EN TOUT ET PARTOUT AVEC UNE ENTIÈRE
GRATITUDE.
MAIS,
POUR NE PAS TE RETENIR DAVANTAGE, JE TE PRIE D'ÉCOUTER, DANS TA
BONTÉ, CE QUE NOUS AVONS À DIRE EN PEU DE MOTS. NOUS AVONS TROUVÉ
CET HOMME QUI EST UNE PESTE, QUI EXCITE DES DIVISIONS PARMI TOUS LES
JUIFS DU MONDE, QUI EST CHEF DE LA SECTE DES NAZARÉENS, ET QUI MÊME
A TENTÉ DE PROFANER LE TEMPLE. ET NOUS L'AVONS ARRÊTÉ.
NOUS
AVONS VOULU LE JUGER SELON NOTRE LOI, MAIS LE TRIBUN LYSIAS ÉTANT
SURVENU, L'A ARRACHÉ DE NOS MAINS AVEC UNE GRANDE VIOLENCE EN
ORDONNANT À SES ACCUSATEURS DE VENIR DEVANT TOI. TU POURRAS
TOI-MÊME, EN L'INTERROGEANT, APPRENDRE DE LUI TOUT CE DONT NOUS
L'ACCUSONS. LES JUIFS SE JOIGNIRENT À L'ACCUSATION SOUTENANT QUE LES
CHOSES ÉTAIENT AINSI.
APRÈS
QUE LE GOUVERNEUR LUI EUT FAIT SIGNE DE PARLER, PAUL RÉPONDIT :
SACHANT QUE DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES TU ES JUGE DE CETTE NATION,
C'EST AVEC CONFIANCE QUE JE PRENDS LA PAROLE POUR DÉFENDRE MA CAUSE.
IL N'Y A PAS PLUS DE DOUZE JOURS, TU PEUX T'EN ASSURER, QUE JE SUIS
MONTÉ À JÉRUSALEM POUR ADORER. ON NE M'A TROUVÉ NI DANS LE
TEMPLE, NI DANS LES SYNAGOGUES, NI DANS LA VILLE, DISPUTANT AVEC
QUELQU'UN OU PROVOQUANT UN RASSEMBLEMENT SÉDITIEUX DE LA FOULE. ET
ILS NE SAURAIENT PROUVER CE DONT ILS M'ACCUSENT MAINTENANT.
JE
T'AVOUE BIEN QUE JE SERS LE DIEU DE MES PÈRES SELON LA VOIE QU'ILS
APPELLENT UNE SECTE, CROYANT TOUT CE QUI EST ÉCRIT DANS LA LOI ET
DANS LES PROPHÈTES ET AYANT EN DIEU CETTE ESPÉRANCE, COMME ILS
L'ONT EUX-MÊMES, QU'IL Y AURA UNE RÉSURRECTION DES JUSTES ET DES
INJUSTES. C'EST POURQUOI JE M'EFFORCE D'AVOIR CONSTAMMENT UNE
CONSCIENCE SANS REPROCHE DEVANT DIEU ET DEVANT LES HOMMES.
APRÈS
UNE ABSENCE DE PLUSIEURS ANNÉES, JE SUIS VENU POUR FAIRE DES AUMÔNES
À MA NATION ET POUR PRÉSENTER DES OFFRANDES. C'EST ALORS QUE
QUELQUES JUIFS D'ASIE M'ONT TROUVÉ PURIFIÉ DANS LE TEMPLE, SANS
ATTROUPEMENT NI TUMULTE. C'ÉTAIT À EUX DE PARAÎTRE EN TA PRÉSENCE
ET DE SE PORTER ACCUSATEURS, S'ILS AVAIENT QUELQUE CHOSE CONTRE MOI.
OU BIEN, QUE CEUX-CI DÉCLARENT DE QUEL CRIME ILS M'ONT TROUVÉ
COUPABLE, LORSQUE J'AI COMPARU DEVANT LE SANHÉDRIN, À MOINS QUE CE
NE SOIT UNIQUEMENT DE CE CRI QUE J'AI FAIT ENTENDRE AU MILIEU D'EUX:
C'EST À CAUSE DE LA RÉSURRECTION DES MORTS QUE JE SUIS AUJOURD'HUI
MIS EN JUGEMENT DEVANT VOUS.
FÉLIX,
QUI SAVAIT ASSEZ EXACTEMENT CE QUI CONCERNAIT CETTE DOCTRINE LES
AJOURNA, EN DISANT : QUAND LE TRIBUN LYSIAS SERA VENU, J'EXAMINERAI
VOTRE AFFAIRE. ET IL DONNA L'ORDRE AU CENTENIER DE GARDER PAUL EN LUI
LAISSANT UNE CERTAINE LIBERTÉ ET EN N'EMPÊCHANT AUCUN DES SIENS DE
LUI RENDRE DES SERVICES. QUELQUES JOURS APRÈS, FÉLIX VINT AVEC
DRUSILLE, SA FEMME, QUI ÉTAIT JUIVE, ET IL FIT APPELER PAUL. IL
L'ENTENDIT SUR LA FOI EN CHRIST.
MAIS
COMME PAUL DISCOURAIT SUR LA JUSTICE, SUR LA TEMPÉRANCE ET SUR LE
JUGEMENT À VENIR, FÉLIX, EFFRAYÉ, DIT : POUR LE MOMENT RETIRE-TOI
; QUAND J'EN TROUVERAI L'OCCASION, JE TE RAPPELLERAI. IL ESPÉRAIT EN
MÊME TEMPS QUE PAUL LUI DONNERAIT DE L'ARGENT ; AUSSI L'ENVOYAIT-IL
CHERCHER ASSEZ FRÉQUEMMENT POUR S'ENTRETENIR AVEC LUI. DEUX ANS
S'ÉCOULÈRENT AINSI, ET FÉLIX EUT POUR SUCCESSEUR PORCIUS FESTUS.
DANS LE DÉSIR DE PLAIRE AUX JUIFS, FÉLIX LAISSA PAUL EN PRISON.
ACTES
DES APÔTRES 25.1-27
- FESTUS,
ÉTANT ARRIVÉ DANS LA PROVINCE, MONTA TROIS JOURS APRÈS DE CÉSARÉE
À JÉRUSALEM. LES
PRINCIPAUX SACRIFICATEURS ET LES PRINCIPAUX D'ENTRE LES JUIFS LUI
PORTÈRENT PLAINTE CONTRE PAUL. ILS FIRENT DES INSTANCES AUPRÈS DE
LUI ET DANS DES VUES HOSTILES, LUI DEMANDÈRENT COMME UNE FAVEUR
QU'IL LE FÎT VENIR À JÉRUSALEM. ILS PRÉPARAIENT UN GUET-APENS
POUR LE TUER EN CHEMIN.
FESTUS
RÉPONDIT QUE PAUL ÉTAIT GARDÉ À CÉSARÉE ET QUE LUI-MÊME DEVAIT
PARTIR SOUS PEU. QUE LES PRINCIPAUX D'ENTRE VOUS DESCENDENT AVEC MOI,
DIT-IL ; ET S'IL Y A QUELQUE CHOSE DE COUPABLE EN CET HOMME,
QU'ILS L'ACCUSENT. FESTUS NE PASSA QUE HUIT À DIX JOURS PARMI EUX,
PUIS IL DESCENDIT À CÉSARÉE. LE LENDEMAIN, S'ÉTANT ASSIS SUR SON
TRIBUNAL, IL DONNA L'ORDRE QU'ON AMENÂT PAUL. QUAND IL FUT ARRIVÉ,
LES JUIFS QUI ÉTAIENT VENUS DE JÉRUSALEM L'ENTOURÈRENT ET
PORTÈRENT CONTRE LUI DE NOMBREUSES ET GRAVES ACCUSATIONS QU'ILS
N'ÉTAIENT PAS EN ÉTAT DE PROUVER.
PAUL
ENTREPRIT SA DÉFENSE EN DISANT : JE N'AI RIEN FAIT DE COUPABLE, NI
CONTRE LA LOI DES JUIFS, NI CONTRE LE TEMPLE, NI CONTRE CÉSAR !
FESTUS, DÉSIRANT PLAIRE AUX JUIFS RÉPONDIT À PAUL : VEUX-TU MONTER
À JÉRUSALEM ET Y ÊTRE JUGÉ SUR CES CHOSES EN MA PRÉSENCE ? PAUL
DIT : C'EST DEVANT LE TRIBUNAL DE CÉSAR QUE JE COMPARAIS, C'EST LÀ
QUE JE DOIS ÊTRE JUGÉ. JE N'AI FAIT AUCUN TORT AUX JUIFS, COMME TU
LE SAIS FORT BIEN. SI J'AI COMMIS QUELQUE INJUSTICE OU QUELQUE CRIME
DIGNE DE MORT, JE NE REFUSE PAS DE MOURIR ; MAIS SI LES CHOSES DONT
ILS M'ACCUSENT SONT FAUSSES, PERSONNE N'A LE DROIT DE ME LIVRER À
EUX. J'EN APPELLE À CÉSAR ! ALORS FESTUS, APRÈS AVOIR
DÉLIBÉRÉ AVEC LE CONSEIL RÉPONDIT : TU EN AS APPELÉ À CÉSAR ;
TU IRAS DEVANT CÉSAR !
QUELQUES
JOURS APRÈS, LE ROI AGRIPPA ET BÉRÉNICE ARRIVÈRENT À CÉSARÉE,
POUR SALUER FESTUS. COMME ILS PASSÈRENT LÀ PLUSIEURS JOURS, FESTUS
EXPOSA AU ROI L'AFFAIRE DE PAUL ET DIT : FÉLIX A LAISSÉ PRISONNIER
UN HOMME CONTRE LEQUEL, LORSQUE J'ÉTAIS À JÉRUSALEM, LES
PRINCIPAUX SACRIFICATEURS ET LES ANCIENS DES JUIFS ONT PORTÉ PLAINTE
EN DEMANDANT SA CONDAMNATION. JE LEUR AI RÉPONDU QUE CE N'EST PAS LA
COUTUME DES ROMAINS DE LIVRER UN HOMME AVANT QUE L'INCULPÉ AIT ÉTÉ
MIS EN PRÉSENCE DE SES ACCUSATEURS ET QU'IL AIT EU LA FACULTÉ DE SE
DÉFENDRE SUR LES CHOSES DONT ON L'ACCUSE.
ILS
SONT DONC VENUS ICI, ET, SANS DIFFÉRER, JE M'ASSIS LE LENDEMAIN SUR
MON TRIBUNAL ET JE DONNAI L'ORDRE QU'ON AMENÂT CET HOMME. LES
ACCUSATEURS, S'ÉTANT PRÉSENTÉS, NE LUI IMPUTÈRENT RIEN DE CE QUE
JE SUPPOSAIS ; ILS AVAIENT AVEC LUI DES DISCUSSIONS RELATIVES À LEUR
RELIGION PARTICULIÈRE ; ET À UN CERTAIN JÉSUS QUI EST MORT,
ET QUE PAUL AFFIRMAIT ÊTRE VIVANT !
NE
SACHANT QUEL PARTI PRENDRE DANS CE DÉBAT, JE LUI DEMANDAI S'IL
VOULAIT ALLER À JÉRUSALEM ET Y ÊTRE JUGÉ SUR CES CHOSES. MAIS
PAUL EN AYANT APPELÉ POUR QUE SA CAUSE FÛT RÉSERVÉE À LA
CONNAISSANCE DE L'EMPEREUR, J'AI ORDONNÉ QU'ON LE GARDÂT JUSQU'À
CE QUE JE L'ENVOYASSE À CÉSAR. AGRIPPA DIT À FESTUS : JE VOUDRAIS
AUSSI ENTENDRE CET HOMME. DEMAIN, RÉPONDIT FESTUS, TU L'ENTENDRAS.
LE
LENDEMAIN DONC, AGRIPPA ET BÉRÉNICE VINRENT EN GRANDE POMPE ET
ENTRÈRENT DANS LE LIEU DE L'AUDIENCE AVEC LES TRIBUNS ET LES
PRINCIPAUX DE LA VILLE. SUR L'ORDRE DE FESTUS, PAUL FUT AMENÉ. ALORS
FESTUS DIT : ROI AGRIPPA, ET VOUS TOUS QUI ÊTES PRÉSENTS AVEC NOUS,
VOUS VOYEZ CET HOMME AU SUJET DUQUEL TOUTE LA MULTITUDE DES JUIFS
S'EST ADRESSÉE À MOI, SOIT À JÉRUSALEM, SOIT ICI, EN S'ÉCRIANT
QU'IL NE DEVAIT PLUS VIVRE. POUR MOI, AYANT RECONNU QU'IL N'A RIEN
FAIT QUI MÉRITE LA MORT, ET LUI-MÊME EN AYANT APPELÉ À
L'EMPEREUR, J'AI RÉSOLU DE LE FAIRE PARTIR.
JE
N'AI RIEN DE CERTAIN À ÉCRIRE À L'EMPEREUR SUR SON COMPTE ; C'EST
POURQUOI JE L'AI FAIT PARAÎTRE DEVANT VOUS ET SURTOUT DEVANT TOI,
ROI AGRIPPA, AFIN DE SAVOIR QU'ÉCRIRE APRÈS QU'IL AURA ÉTÉ
EXAMINÉ. CAR IL ME SEMBLE ABSURDE D'ENVOYER UN PRISONNIER SANS
INDIQUER DE QUOI ON L'ACCUSE.
ACTES
DES APÔTRES 26.1-32
- AGRIPPA DIT À PAUL : IL T'EST PERMIS DE PARLER POUR TA DÉFENSE.
ET PAUL, AYANT ÉTENDU LA MAIN, SE JUSTIFIA EN CES TERMES : JE
M'ESTIME HEUREUX, ROI AGRIPPA, D'AVOIR AUJOURD'HUI À ME JUSTIFIER
DEVANT TOI DE TOUTES LES CHOSES DONT JE SUIS ACCUSÉ PAR LES JUIFS,
CAR TU CONNAIS PARFAITEMENT LEURS COUTUMES ET LEURS DISCUSSIONS. JE
TE PRIE DONC DE M'ÉCOUTER AVEC PATIENCE.
MA
VIE, DÈS LES PREMIERS TEMPS DE MA JEUNESSE, EST CONNUE DE TOUS LES
JUIFS, PUISQU'ELLE S'EST PASSÉE À JÉRUSALEM, AU MILIEU DE MA
NATION. ILS SAVENT DEPUIS LONGTEMPS, S'ILS VEULENT LE DÉCLARER, QUE
J'AI VÉCU PHARISIEN SELON LA SECTE LA PLUS RIGIDE DE NOTRE RELIGION.
ET MAINTENANT JE SUIS MIS EN JUGEMENT, PARCE QUE J'ESPÈRE
L'ACCOMPLISSEMENT DE LA PROMESSE QUE DIEU A FAITE À NOS PÈRES ET À
LAQUELLE ASPIRENT NOS DOUZE TRIBUS QUI SERVENT DIEU CONTINUELLEMENT
NUIT ET JOUR.
C'EST
POUR CETTE ESPÉRANCE, Ô ROI, QUE JE SUIS ACCUSÉ PAR DES JUIFS !
QUOI ! VOUS SEMBLE-T-IL INCROYABLE QUE DIEU RESSUSCITE LES MORTS ?
POUR MOI, J'AVAIS CRU DEVOIR AGIR VIGOUREUSEMENT CONTRE LE NOM DE
JÉSUS DE NAZARETH. C'EST CE QUE J'AI FAIT À JÉRUSALEM. J'AI JETÉ
EN PRISON PLUSIEURS DES SAINTS, AYANT REÇU CE POUVOIR DES PRINCIPAUX
SACRIFICATEURS ; ET QUAND ON LES METTAIT À MORT, JE JOIGNAIS
MON SUFFRAGE À CELUI DES AUTRES.
JE
LES AI SOUVENT CHÂTIÉS DANS TOUTES LES SYNAGOGUES, ET JE LES
FORÇAIS À BLASPHÉMER. DANS MES EXCÈS DE FUREUR CONTRE EUX, JE LES
PERSÉCUTAIS MÊME JUSQUE DANS LES VILLES ÉTRANGÈRES. C'EST DANS CE
BUT QUE JE ME RENDIS À DAMAS AVEC L'AUTORISATION ET LA PERMISSION
DES PRINCIPAUX SACRIFICATEURS.
VERS
LE MILIEU DU JOUR, Ô ROI, JE VIS EN CHEMIN RESPLENDIR AUTOUR DE MOI
ET DE MES COMPAGNONS UNE LUMIÈRE VENANT DU CIEL ET DONT L'ÉCLAT
SURPASSAIT CELUI DU SOLEIL. NOUS TOMBÂMES TOUS PAR TERRE, ET
J'ENTENDIS UNE VOIX QUI ME DISAIT EN LANGUE HÉBRAÏQUE : SAUL, SAUL,
POURQUOI ME PERSÉCUTES-TU ? IL TE SERAIT DUR DE REGIMBER CONTRE LES
AIGUILLONS. JE RÉPONDIS : QUI ES-TU, SEIGNEUR ? ET LE SEIGNEUR DIT :
JE SUIS JÉSUS, QUE TU PERSÉCUTES !
MAIS
LÈVE-TOI, ET TIENS-TOI SUR TES PIEDS, CAR JE TE SUIS APPARU POUR
T'ÉTABLIR MINISTRE ET TÉMOIN DES CHOSES QUE TU AS VUES ET DE CELLES
POUR LESQUELLES JE T'APPARAÎTRAI. JE T'AI CHOISI DU MILIEU DE CE
PEUPLE ET DU MILIEU DES PAÏENS VERS QUI JE T'ENVOIE, AFIN QUE TU
LEUR OUVRES LES YEUX POUR QU'ILS PASSENT DES TÉNÈBRES À LA LUMIÈRE
ET DE LA PUISSANCE DE SATAN À DIEU, POUR QU'ILS REÇOIVENT PAR LA
FOI EN MOI LE PARDON DES PÉCHÉS ET L'HÉRITAGE AVEC LES
SANCTIFIÉS !
EN
CONSÉQUENCE, ROI AGRIPPA, JE N'AI POINT RÉSISTÉ À LA VISION
CÉLESTE : À CEUX DE DAMAS D'ABORD, PUIS À JÉRUSALEM, DANS TOUTE
LA JUDÉE ET CHEZ LES PAÏENS, J'AI PRÊCHÉ LA REPENTANCE ET LA
CONVERSION À DIEU, AVEC LA PRATIQUE D’ŒUVRES DIGNES DE LA
REPENTANCE !
VOILÀ
POURQUOI LES JUIFS SE SONT SAISIS DE MOI DANS LE TEMPLE ET ONT TÂCHÉ
DE ME FAIRE PÉRIR. MAIS, GRÂCE AU SECOURS DE DIEU J'AI SUBSISTÉ
JUSQU'À CE JOUR RENDANT TÉMOIGNAGE DEVANT LES PETITS ET LES GRANDS,
SANS M'ÉCARTER EN RIEN DE CE QUE LES PROPHÈTES ET MOÏSE ONT
DÉCLARÉ DEVOIR ARRIVER, SAVOIR QUE LE CHRIST SOUFFRIRAIT ET QUE
RESSUSCITÉ LE PREMIER D'ENTRE LES MORTS IL ANNONCERAIT LA LUMIÈRE
AU PEUPLE ET AUX NATIONS !
COMME
IL PARLAIT AINSI POUR SA JUSTIFICATION, FESTUS DIT À HAUTE VOIX : TU
ES FOU, PAUL. TON GRAND SAVOIR TE FAIT DÉRAISONNER ! JE NE SUIS
POINT FOU, TRÈS EXCELLENT FESTUS, RÉPLIQUA PAUL ; CE SONT AU
CONTRAIRE DES PAROLES DE VÉRITÉ ET DE BON SENS QUE JE PRONONCE. LE
ROI EST INSTRUIT DE CES CHOSES ET JE LUI EN PARLE LIBREMENT, CAR JE
SUIS PERSUADÉ QU'IL N'EN IGNORE AUCUNE, PUISQUE CE N'EST PAS EN
CACHETTE QU'ELLES SE SONT PASSÉES. CROIS-TU AUX PROPHÈTES, ROI
AGRIPPA ?... JE SAIS QUE TU Y CROIS !
ET
AGRIPPA DIT À PAUL : TU VAS BIENTÔT ME PERSUADER DE DEVENIR
CHRÉTIEN ! PAUL RÉPONDIT : QUE CE SOIT BIENTÔT OU QUE CE SOIT
TARD, PLAISE À DIEU QUE NON SEULEMENT TOI, MAIS ENCORE TOUS CEUX QUI
M'ÉCOUTENT AUJOURD'HUI, VOUS DEVENIEZ TELS QUE JE SUIS À
L'EXCEPTION DE CES LIENS ! LE ROI, LE GOUVERNEUR, BÉRÉNICE ET TOUS
CEUX QUI ÉTAIENT ASSIS AVEC EUX SE LEVÈRENT, ET EN SE RETIRANT, ILS
SE DISAIENT LES UNS AUX AUTRES : CET HOMME N'A RIEN FAIT QUI MÉRITE
LA MORT OU LA PRISON. ET AGRIPPA DIT À FESTUS : CET HOMME POUVAIT
ÊTRE RELÂCHÉ, S'IL N'EN EÛT PAS APPELÉ À CÉSAR !
ACTES
DES APÔTRES 21.27-40,
22.1-30, 23.1-35-
LA NUIT SUIVANTE LE SEIGNEUR APPARUT À PAUL ET DIT : PRENDS COURAGE;
CAR DE MÊME QUE TU AS RENDU TÉMOIGNAGE DE MOI DANS JÉRUSALEM, IL
FAUT AUSSI QUE TU RENDES TÉMOIGNAGE DANS ROME.
ACTES
DES APÔTRES 21.27-40-
...LES
JUIFS D'ASIE AYANT VU PAUL DANS LE TEMPLE SOULEVÈRENT TOUTE LA FOULE
ET MIRENT LA MAIN SUR LUI, EN CRIANT : HOMMES ISRAÉLITES, AU SECOURS
! - VOICI L'HOMME QUI PRÊCHE PARTOUT ET À TOUT LE MONDE CONTRE LE
PEUPLE, CONTRE LA LOI, ET CONTRE CE LIEU ; IL A MÊME INTRODUIT DES
GRECS DANS LE TEMPLE ET A PROFANÉ CE SAINT LIEU. CAR ILS AVAIENT VU
AUPARAVANT TROPHIME D'ÉPHÈSE AVEC LUI DANS LA VILLE ET ILS
CROYAIENT QUE PAUL L'AVAIT FAIT ENTRER DANS LE TEMPLE.
TOUTE
LA VILLE FUT ÉMUE ET LE PEUPLE ACCOURUT DE TOUTES PARTS. ILS SE
SAISIRENT DE PAUL ET LE TRAÎNÈRENT HORS DU TEMPLE, DONT LES PORTES
FURENT AUSSITÔT FERMÉES. COMME ILS CHERCHAIENT À LE TUER, LE BRUIT
VINT AU TRIBUN DE LA COHORTE QUE TOUT JÉRUSALEM ÉTAIT EN CONFUSION.
A L'INSTANT IL PRIT DES SOLDATS ET DES CENTENIERS, ET COURUT À EUX.
VOYANT
LE TRIBUN ET LES SOLDATS, ILS CESSÈRENT DE FRAPPER PAUL. ALORS LE
TRIBUN S'APPROCHA, SE SAISIT DE LUI ET LE FIT LIER DE DEUX CHAÎNES.
PUIS IL DEMANDA QUI IL ÉTAIT ET CE QU'IL AVAIT FAIT. MAIS DANS LA
FOULE LES UNS CRIAIENT D'UNE MANIÈRE, LES AUTRES D'UNE AUTRE ; NE
POUVANT DONC RIEN APPRENDRE DE CERTAIN À CAUSE DU TUMULTE, IL
ORDONNA DE LE MENER DANS LA FORTERESSE.
LORSQUE
PAUL FUT SUR LES DEGRÉS, IL DUT ÊTRE PORTÉ PAR LES SOLDATS À
CAUSE DE LA VIOLENCE DE LA FOULE ; CAR LA MULTITUDE DU PEUPLE SUIVAIT
EN CRIANT : FAIS-LE MOURIR !
AU
MOMENT D'ÊTRE INTRODUIT DANS LA FORTERESSE, PAUL DIT AU TRIBUN :
M'EST-IL PERMIS DE TE DIRE QUELQUE CHOSE ? LE TRIBUN RÉPONDIT: TU
SAIS LE GREC ? TU N'ES DONC PAS CET ÉGYPTIEN QUI S'EST RÉVOLTÉ
DERNIÈREMENT ET QUI A EMMENÉ DANS LE DÉSERT QUATRE MILLE BRIGANDS
? JE SUIS JUIF, REPRIT PAUL, DE TARSE EN CILICIE, CITOYEN D'UNE VILLE
QUI N'EST PAS SANS IMPORTANCE. PERMETS-MOI, JE TE PRIE, DE PARLER AU
PEUPLE. LE TRIBUN LE LUI AYANT PERMIS, PAUL DEBOUT SUR LES DEGRÉS
FIT SIGNE DE LA MAIN AU PEUPLE. UN PROFOND SILENCE S'ÉTABLIT ET
PAUL, PARLANT EN LANGUE HÉBRAÏQUE, DIT :
ACTES
DES APÔTRES 22.1-30
- HOMMES FRÈRES ET PÈRES, ÉCOUTEZ CE QUE J'AI MAINTENANT À VOUS
DIRE POUR MA DÉFENSE. LORSQU'ILS
ENTENDIRENT QU'IL LEUR PARLAIT EN LANGUE HÉBRAÏQUE, ILS
REDOUBLÈRENT DE SILENCE.
ET
PAUL DIT : JE SUIS JUIF, NÉ À TARSE EN CILICIE; MAIS J'AI ÉTÉ
ÉLEVÉ DANS CETTE VILLE-CI ET INSTRUIT AUX PIEDS DE GAMALIEL DANS LA
CONNAISSANCE EXACTE DE LA LOI DE NOS PÈRES, ÉTANT PLEIN DE ZÈLE
POUR DIEU COMME VOUS L'ÊTES TOUS AUJOURD'HUI.
J'AI
PERSÉCUTÉ À MORT CETTE DOCTRINE, LIANT ET METTANT EN PRISON HOMMES
ET FEMMES. LE SOUVERAIN SACRIFICATEUR ET TOUT LE COLLÈGE DES ANCIENS
M'EN SONT TÉMOINS. J'AI MÊME REÇU D'EUX DES LETTRES POUR LES
FRÈRES DE DAMAS OÙ JE ME RENDIS AFIN D'AMENER LIÉS À JÉRUSALEM
CEUX QUI SE TROUVAIENT LÀ ET DE LES FAIRE PUNIR.
COMME
J'ÉTAIS EN CHEMIN ET QUE J'APPROCHAIS DE DAMAS, TOUT À COUP, VERS
MIDI, UNE GRANDE LUMIÈRE VENANT DU CIEL RESPLENDIT AUTOUR DE MOI. JE
TOMBAI PAR TERRE ET J'ENTENDIS UNE VOIX QUI ME DISAIT : SAUL, SAUL,
POURQUOI ME PERSÉCUTES-TU ? JE RÉPONDIS : QUI ES-TU, SEIGNEUR ? ET
IL ME DIT : JE SUIS JÉSUS DE NAZARETH, QUE TU PERSÉCUTES !
CEUX
QUI ÉTAIENT AVEC MOI VIRENT BIEN LA LUMIÈRE, MAIS ILS N'ENTENDIRENT
PAS LA VOIX DE CELUI QUI PARLAIT. ALORS JE DIS: QUE FERAI-JE,
SEIGNEUR ? ET LE SEIGNEUR ME DIT : LÈVE-TOI, VA À DAMAS ET LÀ ON
TE DIRA TOUT CE QUE TU DOIS FAIRE.
COMME
JE NE VOYAIS RIEN À CAUSE DE L'ÉCLAT DE CETTE LUMIÈRE, CEUX QUI
ÉTAIENT AVEC MOI ME PRIRENT PAR LA MAIN ET J'ARRIVAI À DAMAS. OR UN
NOMMÉ ANANIAS, HOMME PIEUX SELON LA LOI ET DE QUI TOUS LES JUIFS
DEMEURANT À DAMAS RENDAIENT UN BON TÉMOIGNAGE, VINT SE PRÉSENTER À
MOI ET ME DIT : SAUL, MON FRÈRE, RECOUVRE LA VUE ! AU MÊME
INSTANT JE RECOUVRAI LA VUE ET JE LE REGARDAI.
IL
DIT : LE DIEU DE NOS PÈRES T'A DESTINÉ À CONNAÎTRE SA VOLONTÉ, À
VOIR LE JUSTE ET À ENTENDRE LES PAROLES DE SA BOUCHE ; CAR TU LUI
SERVIRAS DE TÉMOIN AUPRÈS DE TOUS LES HOMMES DES CHOSES QUE TU AS
VUES ET ENTENDUES. ET MAINTENANT, QUE TARDES-TU ? LÈVE-TOI, SOIS
BAPTISÉ ET LAVÉ DE TES PÉCHÉS EN INVOQUANT LE NOM DU SEIGNEUR !
DE
RETOUR À JÉRUSALEM, COMME JE PRIAIS DANS LE TEMPLE, JE FUS RAVI EN
EXTASE ET JE VIS LE SEIGNEUR QUI ME DISAIT : HÂTE-TOI ET SORS
PROMPTEMENT DE JÉRUSALEM, PARCE QU'ILS NE RECEVRONT PAS TON
TÉMOIGNAGE SUR MOI.
ET
JE DIS : SEIGNEUR, ILS SAVENT EUX-MÊMES QUE JE FAISAIS METTRE EN
PRISON ET BATTRE DE VERGES DANS LES SYNAGOGUES CEUX QUI CROYAIENT EN
TOI ET QUE LORSQU'ON RÉPANDIT LE SANG D'ÉTIENNE TON TÉMOIN,
J'ÉTAIS MOI-MÊME PRÉSENT, JOIGNANT MON APPROBATION À CELLE DES
AUTRES ET GARDANT LES VÊTEMENTS DE CEUX QUI LE FAISAIENT MOURIR.
ALORS IL ME DIT : VA, JE T'ENVERRAI AU LOIN VERS LES NATIONS ...
ILS
L'ÉCOUTÈRENT JUSQU'À CETTE PAROLE. MAIS ALORS ILS ÉLEVÈRENT LA
VOIX, DISANT : ÔTE DE LA TERRE UN PAREIL HOMME ! IL N'EST PAS DIGNE
DE VIVRE ! ET ILS POUSSAIENT DES CRIS, JETAIENT LEURS VÊTEMENTS,
LANÇAIENT DE LA POUSSIÈRE
EN L'AIR.
LE
TRIBUN
COMMANDA DE FAIRE ENTRER PAUL DANS LA FORTERESSE ET DE LUI DONNER LA
QUESTION PAR LE FOUET, AFIN DE SAVOIR POUR QUEL MOTIF ILS CRIAIENT
AINSI CONTRE LUI. LORSQU'ON L'EUT EXPOSÉ AU FOUET, PAUL DIT AU
CENTENIER QUI ÉTAIT PRÉSENT : VOUS EST-IL PERMIS DE BATTRE DE
VERGES UN CITOYEN ROMAIN QUI N'EST PAS MÊME CONDAMNÉ ?
A
CES MOTS LE CENTENIER ALLA VERS LE TRIBUN POUR L'AVERTIR, DISANT :
QUE VAS-TU FAIRE ? CET HOMME EST ROMAIN ! ET LE TRIBUN ÉTANT
VENU DIT À PAUL : DIS-MOI, ES-TU ROMAIN,? OUI, RÉPONDIT-IL. LE
TRIBUN REPRIT : C'EST AVEC BEAUCOUP D'ARGENT QUE J'AI ACQUIS CE DROIT
DE CITOYEN. ET MOI, DIT PAUL, JE L'AI PAR MA NAISSANCE !
AUSSITÔT
CEUX QUI DEVAIENT LUI DONNER LA QUESTION SE RETIRÈRENT ET LE TRIBUN
VOYANT QUE PAUL ÉTAIT ROMAIN FUT DANS LA CRAINTE, PARCE QU'IL L'AVAIT
FAIT LIER. LE LENDEMAIN, VOULANT SAVOIR AVEC CERTITUDE DE QUOI LES
JUIFS L'ACCUSAIENT, LE TRIBUN LUI FIT ÔTER SES LIENS ET DONNA
L'ORDRE AUX PRINCIPAUX SACRIFICATEURS ET À TOUT LE SANHÉDRIN DE SE
RÉUNIR ; PUIS FAISANT DESCENDRE PAUL, IL LE PLAÇA AU MILIEU D'EUX.
ACTES
DES APÔTRES 23.1-35- PAUL,
LES REGARDS FIXÉS SUR LE SANHÉDRIN, DIT : HOMMES FRÈRES, C'EST EN
TOUTE BONNE CONSCIENCE QUE JE ME SUIS CONDUIT JUSQU'À CE JOUR DEVANT
DIEU ... LE SOUVERAIN SACRIFICATEUR ANANIAS ORDONNA À CEUX QUI
ÉTAIENT PRÈS DE LUI DE LE FRAPPER SUR LA BOUCHE. ALORS PAUL LUI DIT
: DIEU TE FRAPPERA MURAILLE BLANCHIE ! TU ES ASSIS POUR ME JUGER
SELON LA LOI ET TU VIOLES LA LOI EN ORDONNANT QU'ON ME FRAPPE ! CEUX
QUI ÉTAIENT PRÈS DE LUI DIRENT : TU INSULTES LE SOUVERAIN
SACRIFICATEUR DE DIEU ! ET PAUL DIT : JE NE SAVAIS PAS, FRÈRES, QUE
CE FÛT LE SOUVERAIN SACRIFICATEUR ; CAR IL EST ÉCRIT : TU NE
PARLERAS PAS MAL DU CHEF DE TON PEUPLE.
PAUL
SACHANT QU'UNE PARTIE DE L'ASSEMBLÉE ÉTAIT COMPOSÉE DE SADDUCÉENS
ET L'AUTRE DE PHARISIENS S'ÉCRIA DANS LE SANHÉDRIN : HOMMES FRÈRES,
JE SUIS PHARISIEN, FILS DE PHARISIEN ; C'EST À CAUSE DE L'ESPÉRANCE
ET DE LA RÉSURRECTION DES MORTS QUE JE SUIS MIS EN JUGEMENT !
QUAND IL EUT DIT CELA, IL S'ÉLEVA UNE DISCUSSION ENTRE LES
PHARISIENS ET LES SADDUCÉENS ET L'ASSEMBLÉE SE DIVISA. CAR LES
SADDUCÉENS DISENT QU'IL N'Y A POINT DE RÉSURRECTION ET QU'IL
N'EXISTE NI ANGE NI ESPRIT, TANDIS QUE LES PHARISIENS AFFIRMENT LES
DEUX CHOSES.
IL
Y EUT UNE GRANDE CLAMEUR, ET QUELQUES SCRIBES DU PARTI DES PHARISIENS
S'ÉTANT LEVÉS ENGAGÈRENT UN VIF DÉBAT ET DIRENT : NOUS NE
TROUVONS AUCUN MAL EN CET HOMME ; PEUT-ÊTRE UN ESPRIT OU UN ANGE LUI
A-T-IL PARLÉ. COMME LA DISCORDE ALLAIT CROISSANT, LE TRIBUN
CRAIGNANT QUE PAUL NE FÛT MIS EN PIÈCES PAR CES GENS FIT DESCENDRE
LES SOLDATS POUR L'ENLEVER DU MILIEU D'EUX ET LE CONDUIRE À LA
FORTERESSE.
LA
NUIT SUIVANTE LE SEIGNEUR APPARUT À PAUL ET DIT : PRENDS COURAGE;
CAR DE MÊME QUE TU AS RENDU TÉMOIGNAGE DE MOI DANS JÉRUSALEM, IL
FAUT AUSSI QUE TU RENDES TÉMOIGNAGE DANS ROME.
QUAND
LE JOUR FUT VENU, LES JUIFS FORMÈRENT UN COMPLOT ET FIRENT DES
IMPRÉCATIONS CONTRE EUX-MÊMES EN DISANT QU'ILS S'ABSTIENDRAIENT DE
MANGER ET DE BOIRE JUSQU'À CE QU'ILS EUSSENT TUÉ PAUL. CEUX QUI
FORMÈRENT CE COMPLOT ÉTAIENT PLUS DE QUARANTE, ET ILS ALLÈRENT
TROUVER LES PRINCIPAUX SACRIFICATEURS ET LES ANCIENS AUXQUELS ILS
DIRENT : NOUS NOUS SOMMES ENGAGÉS AVEC DES IMPRÉCATIONS CONTRE
NOUS-MÊMES À NE RIEN MANGER JUSQU'À CE QUE NOUS AYONS TUÉ PAUL.
VOUS DONC MAINTENANT, ADRESSEZ-VOUS AVEC LE SANHÉDRIN AU TRIBUN POUR
QU'IL L'AMÈNE DEVANT VOUS COMME SI VOUS VOULIEZ EXAMINER SA CAUSE
PLUS EXACTEMENT ; ET NOUS, AVANT QU'IL APPROCHE, NOUS SOMMES PRÊTS À
LE TUER.
LE
FILS DE LA SOEUR DE PAUL AYANT EU CONNAISSANCE DU GUET-APENS ALLA
DANS LA FORTERESSE EN INFORMER PAUL. PAUL APPELA L'UN DES CENTENIERS
ET DIT : MÈNE CE JEUNE HOMME VERS LE TRIBUN, CAR IL A QUELQUE CHOSE
À LUI RAPPORTER. LE CENTENIER PRIT LE JEUNE HOMME AVEC LUI, LE
CONDUISIT VERS LE TRIBUN ET DIT : LE PRISONNIER PAUL M'A APPELÉ ET
IL M'A PRIÉ DE T'AMENER CE JEUNE HOMME QUI A QUELQUE CHOSE À TE
DIRE. LE TRIBUN, PRENANT LE JEUNE HOMME PAR LA MAIN ET SE RETIRANT À
L'ÉCART LUI DEMANDA : QU'AS-TU À M'ANNONCER ?
IL
RÉPONDIT : LES JUIFS SONT CONVENUS DE TE PRIER D'AMENER PAUL DEMAIN
DEVANT LE SANHÉDRIN COMME SI TU DEVAIS T'ENQUÉRIR DE LUI PLUS
EXACTEMENT. NE LES ÉCOUTE PAS, CAR PLUS DE QUARANTE D'ENTRE EUX LUI
DRESSENT UN GUET-APENS ET SE SONT ENGAGÉS AVEC DES IMPRÉCATIONS
CONTRE EUX-MÊMES À NE RIEN MANGER NI BOIRE JUSQU'À CE QU'ILS
L'AIENT TUÉ ; MAINTENANT ILS SONT PRÊTS ET N'ATTENDENT QUE TON
CONSENTEMENT.
LE
TRIBUN RENVOYA LE JEUNE HOMME APRÈS LUI AVOIR RECOMMANDÉ DE NE
PARLER À PERSONNE DE CE RAPPORT QU'IL LUI AVAIT FAIT. ENSUITE IL
APPELA DEUX DES CENTENIERS ET DIT : TENEZ PRÊTS, DÈS LA TROISIÈME
HEURE DE LA NUIT, DEUX CENTS SOLDATS, SOIXANTE-DIX CAVALIERS ET DEUX
CENTS ARCHERS, POUR ALLER JUSQU'À CÉSARÉE. QU'IL Y AIT AUSSI DES
MONTURES POUR PAUL, AFIN QU'ON LE MÈNE SAIN ET SAUF AU GOUVERNEUR
FÉLIX.
IL
ÉCRIVIT UNE LETTRE AINSI CONÇUE : CLAUDE LYSIAS, AU TRÈS EXCELLENT
GOUVERNEUR FÉLIX, SALUT ! CET HOMME DONT LES JUIFS S'ÉTAIENT SAISIS
ALLAIT ÊTRE TUÉ PAR EUX, LORSQUE JE SURVINS AVEC DES SOLDATS ET LE
LEUR ENLEVAI, AYANT APPRIS QU'IL ÉTAIT ROMAIN. VOULANT CONNAÎTRE LE
MOTIF POUR LEQUEL ILS L'ACCUSAIENT, JE L'AMENAI DEVANT LEUR
SANHÉDRIN. J'AI TROUVÉ QU'IL ÉTAIT ACCUSÉ AU SUJET DE QUESTIONS
RELATIVES À LEUR LOI, MAIS QU'IL N'AVAIT COMMIS AUCUN CRIME QUI
MÉRITE LA MORT OU LA PRISON. INFORMÉ QUE LES JUIFS LUI DRESSAIENT
DES EMBÛCHES, JE TE L'AI AUSSITÔT ENVOYÉ EN FAISANT SAVOIR À SES
ACCUSATEURS QU'ILS EUSSENT À S'ADRESSER EUX-MÊMES À TOI - ADIEU.
LES
SOLDATS, SELON L'ORDRE QU'ILS AVAIENT REÇU, PRIRENT PAUL ET LE
CONDUISIRENT PENDANT LA NUIT JUSQU'À ANTIPATRIS. LE LENDEMAIN,
LAISSANT LES CAVALIERS POURSUIVRE LA ROUTE AVEC LUI, ILS RETOURNÈRENT
À LA FORTERESSE. ARRIVÉS À CÉSARÉE, LES CAVALIERS REMIRENT LA
LETTRE AU GOUVERNEUR ET LUI PRÉSENTÈRENT PAUL. LE GOUVERNEUR, APRÈS
AVOIR LU LA LETTRE, DEMANDA DE QUELLE PROVINCE ÉTAIT PAUL. AYANT
APPRIS QU'IL ÉTAIT DE LA CILICIE : JE T'ENTENDRAI, DIT-IL, QUAND TES
ACCUSATEURS SERONT VENUS. ET IL ORDONNA QU'ON LE GARDÂT DANS LE
PRÉTOIRE D'HÉRODE.
MATTHIEU
6.19-24, 6.31-34 - NUL NE PEUT SERVIR DEUX MAÎTRES ! CAR, IL
AIMERA L'UN ET HAÏRA L'AUTRE, OU IL S'ATTACHERA A L'UN ET MÉPRISERA
L'AUTRE - VOUS NE POUVEZ SERVIR DIEU ET MAMMON !
MATTHIEU
6.19-24 - NE VOUS AMASSEZ PAS DES TRÉSORS SUR LA TERRE OÙ LA
TEIGNE ET LA ROUILLE DÉTRUISENT ET OÙ LES VOLEURS PERCENT ET
DÉROBENT, MAIS AMASSEZ-VOUS DES TRÉSORS DANS LE CIEL OÙ LA TEIGNE
ET LA ROUILLE NE DÉTRUISENT POINT ET OÙ LES VOLEURS NE PERCENT NI
NE DÉROBENT. CAR LA OÙ EST TON TRÉSOR, LÀ AUSSI SERA TON CŒUR !
L’ŒIL
EST LA LAMPE DU CORPS : SI TON ŒIL EST EN BON ÉTAT, TOUT TON CORPS
SERA ÉCLAIRÉ ; MAIS SI TON ŒIL EST EN MAUVAIS ÉTAT, TOUT TON
CORPS SERA DANS LES TÉNÈBRES. SI DONC LA LUMIÈRE QUI EST EN TOI
EST TÉNÈBRES, COMBIEN SERONT GRANDES CES TÉNÈBRES !
NUL
NE PEUT SERVIR DEUX MAÎTRES : CAR OU IL HAÏRA L'UN ET AIMERA
L'AUTRE, OU IL S'ATTACHERA A L'UN ET MÉPRISERA L'AUTRE. VOUS NE
POUVEZ SERVIR DIEU ET MAMMON !
MATTHIEU
6.31-34 - NE VOUS INQUIÉTEZ DONC POINT ET NE DITES PAS : QUE
MANGERONS-NOUS ? QUE BOIRONS-NOUS ? DE QUOI SERONS-NOUS VÊTUS ? CAR
TOUTES CES CHOSES, CE SONT LES PAÏENS QUI LES RECHERCHENT ! VOTRE
PÈRE CÉLESTE SAIT QUE VOUS EN AVEZ BESOIN ! CHERCHEZ,
PREMIÈREMENT LE ROYAUME ET LA JUSTICE DE DIEU ET TOUTES CES CHOSES
VOUS SERONT DONNÉES PAR-SURCROÎT !
NE
VOUS INQUIÉTEZ DONC PAS DU LENDEMAIN, CAR LE LENDEMAIN AURA SOIN DE
LUI-MÊME. A CHAQUE JOUR SUFFIT SA PEINE !
ACTES
DES APÔTRES 20.17-38, 21.1-40,
22.1-24 -
SAUL,
MON FRÈRE, RECOUVRE LA VUE ! AU MÊME INSTANT, JE RECOUVRAI LA
VUE ET JE LE REGARDAI. IL DIT : LE DIEU DE NOS PÈRES T'A DESTINÉ À
CONNAÎTRE SA VOLONTÉ, À VOIR LE JUSTE ET À ENTENDRE LES PAROLES
DE SA BOUCHE ; CAR TU LUI SERVIRAS DE TÉMOIN AUPRÈS DE TOUS LES
HOMMES DES CHOSES QUE TU AS VUES ET ENTENDUES. ET MAINTENANT, QUE
TARDES-TU ? LÈVE-TOI, SOIS BAPTISÉ ET LAVÉ DE TES PÉCHÉS EN
INVOQUANT LE NOM DU SEIGNEUR. (ACTES
DES APÔTRES 22.13-16)
ACTES
DES APÔTRES 20.17-38- LORSQUE LE TUMULTE EUT CESSÉ, PAUL RÉUNIT LES DISCIPLES, ET APRÈS
LES AVOIR EXHORTÉS PRIT CONGÉ D'EUX ET PARTIT POUR ALLER EN
MACÉDOINE. IL PARCOURUT CETTE CONTRÉE EN ADRESSANT AUX DISCIPLES DE
NOMBREUSES EXHORTATIONS. PUIS IL SE RENDIT EN GRÈCE OÙ IL SÉJOURNA
TROIS MOIS.
DE
MILET, PAUL ENVOYA CHERCHER À ÉPHÈSE LES ANCIENS DE L'ÉGLISE.
LORSQU'ILS FURENT ARRIVÉS VERS LUI, IL LEUR DIT : VOUS SAVEZ DE
QUELLE MANIÈRE, DEPUIS LE PREMIER JOUR OÙ JE SUIS ENTRÉ EN ASIE JE
ME SUIS SANS CESSE CONDUIT AVEC VOUS, SERVANT LE SEIGNEUR EN TOUTE
HUMILITÉ, AVEC LARMES ET AU MILIEU DES ÉPREUVES QUE ME SUSCITAIENT
LES EMBÛCHES DES JUIFS.
VOUS
SAVEZ QUE JE N'AI RIEN CACHÉ DE CE QUI VOUS ÉTAIT UTILE, ET QUE JE
N'AI PAS CRAINT DE VOUS PRÊCHER ET DE VOUS ENSEIGNER PUBLIQUEMENT ET
DANS LES MAISONS, ANNONÇANT AUX JUIFS ET AUX GRECS LA REPENTANCE
ENVERS DIEU ET LA FOI EN NOTRE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST.
ET
MAINTENANT VOICI, LIÉ PAR L'ESPRIT JE VAIS À JÉRUSALEM NE SACHANT
PAS CE QUI M'Y ARRIVERA ; SEULEMENT, DE VILLE EN VILLE, L'ESPRIT
SAINT M'AVERTIT QUE DES LIENS ET DES TRIBULATIONS M'ATTENDENT.
MAIS
JE NE FAIS POUR MOI-MÊME AUCUN CAS DE MA VIE COMME SI ELLE M'ÉTAIT
PRÉCIEUSE ; POURVU QUE J'ACCOMPLISSE MA COURSE AVEC JOIE, ET LE
MINISTÈRE QUE J'AI REÇU DU SEIGNEUR JÉSUS D'ANNONCER LA BONNE
NOUVELLE DE LA GRÂCE DE DIEU !
ET
MAINTENANT VOICI, JE SAIS QUE VOUS NE VERREZ PLUS MON VISAGE, VOUS
TOUS AU MILIEU DESQUELS J'AI PASSÉ EN PRÊCHANT LE ROYAUME DE DIEU.
C'EST POURQUOI JE VOUS DÉCLARE AUJOURD'HUI QUE JE SUIS PUR DU SANG
DE VOUS TOUS, CAR JE VOUS AI ANNONCÉ TOUT LE CONSEIL DE DIEU SANS EN
RIEN CACHER
PRENEZ
DONC GARDE À VOUS-MÊMES ET À TOUT LE TROUPEAU SUR LEQUEL LE SAINT
ESPRIT VOUS A ÉTABLIS ÉVÊQUES POUR PAÎTRE L'ÉGLISE DE DIEU QU'IL
S'EST ACQUISE PAR SON PROPRE SANG,
JE
SAIS QU'IL S'INTRODUIRA PARMI VOUS APRÈS MON DÉPART DES LOUPS
CRUELS QUI N'ÉPARGNERONT PAS LE TROUPEAU, ET QU'IL S'ÉLÈVERA DU
MILIEU DE VOUS DES HOMMES QUI ENSEIGNERONT DES CHOSES PERNICIEUSES
POUR ENTRAÎNER LES DISCIPLES APRÈS EUX.
VEILLEZ
DONC, VOUS SOUVENANT QUE DURANT TROIS ANNÉES JE N'AI CESSÉ NUIT ET
JOUR D'EXHORTER AVEC LARMES CHACUN DE VOUS. ET MAINTENANT JE VOUS
RECOMMANDE À DIEU, ET À LA PAROLE DE SA GRÂCE, À CELUI QUI PEUT
ÉDIFIER ET DONNER L'HÉRITAGE AVEC TOUS LES SANCTIFIÉS !
JE
N'AI DÉSIRÉ NI L'ARGENT, NI L'OR, NI LES VÊTEMENTS DE PERSONNE.
VOUS SAVEZ VOUS-MÊMES QUE CES MAINS ONT POURVU À MES BESOINS ET À
CEUX DES PERSONNES QUI ÉTAIENT AVEC MOI. JE VOUS AI MONTRÉ DE
TOUTES MANIÈRES QUE C'EST EN TRAVAILLANT AINSI QU'IL FAUT SOUTENIR
LES FAIBLES ET SE RAPPELER LES PAROLES DU SEIGNEUR QUI A DIT LUI-MÊME
: IL Y A PLUS DE BONHEUR À DONNER QU'À RECEVOIR !
APRÈS
AVOIR AINSI PARLÉ, IL SE MIT À GENOUX ET IL PRIA AVEC EUX TOUS. ET
TOUS FONDIRENT EN LARMES ; ET SE JETANT AU COU DE PAUL, ILS
L'EMBRASSAIENT, AFFLIGÉS SURTOUT DE CE QU'IL AVAIT DIT QU'ILS NE
VERRAIENT PLUS SON VISAGE. ET ILS L'ACCOMPAGNÈRENT JUSQU'AU NAVIRE.
ACTES
DES APÔTRES 21.1-40-
NOUS
NOUS EMBARQUÂMES, APRÈS NOUS ÊTRE SÉPARÉS D'EUX ET NOUS ALLÂMES
DIRECTEMENT À COS, LE LENDEMAIN À RHODES, ET DE LÀ À PATARA. ET
AYANT TROUVÉ UN NAVIRE QUI FAISAIT LA TRAVERSÉE VERS LA PHÉNICIE,
NOUS MONTÂMES ET PARTÎMES. QUAND NOUS FÛMES EN VUE DE L'ÎLE DE
CHYPRE NOUS LA LAISSÂMES À GAUCHE, POURSUIVANT NOTRE ROUTE DU CÔTÉ
DE LA SYRIE, ET NOUS ABORDÂMES À TYR OÙ LE BÂTIMENT DEVAIT
DÉCHARGER SA CARGAISON.
NOUS
TROUVÂMES LES DISCIPLES ET NOUS RESTÂMES LÀ SEPT JOURS. LES
DISCIPLES POUSSÉS PAR L'ESPRIT DISAIENT À PAUL DE NE PAS MONTER À
JÉRUSALEM. MAIS LORSQUE NOUS FÛMES AU TERME DES SEPT JOURS, NOUS
NOUS ACHEMINÂMES POUR PARTIR ET TOUS NOUS ACCOMPAGNÈRENT AVEC LEUR
FEMME ET LEURS ENFANTS JUSQUE HORS DE LA VILLE. NOUS NOUS MÎMES À
GENOUX SUR LE RIVAGE ET NOUS PRIÂMES.
PUIS
AYANT PRIS CONGÉ LES UNS DES AUTRES, NOUS MONTÂMES SUR LE NAVIRE ET
ILS RETOURNÈRENT CHEZ EUX. ACHEVANT NOTRE NAVIGATION, NOUS ALLÂMES
DE TYR À PTOLÉMAÏS OÙ NOUS SALUÂMES LES FRÈRES, ET PASSÂMES UN
JOUR AVEC EUX. NOUS PARTÎMES LE LENDEMAIN ET NOUS ARRIVÂMES À
CÉSARÉE. ÉTANT ENTRÉS DANS LA MAISON DE PHILIPPE L'ÉVANGÉLISTE,
QUI ÉTAIT L'UN DES SEPT, NOUS LOGEÂMES CHEZ LUI. IL AVAIT QUATRE
FILLES VIERGES QUI PROPHÉTISAIENT.
COMME
NOUS ÉTIONS LÀ DEPUIS PLUSIEURS JOURS, UN PROPHÈTE NOMMÉ AGABUS
DESCENDIT DE JUDÉE ET VINT NOUS TROUVER. IL PRIT LA CEINTURE DE
PAUL, SE LIA LES PIEDS ET LES MAINS, ET DIT : VOICI CE QUE DÉCLARE
LE SAINT ESPRIT: L'HOMME À QUI APPARTIENT CETTE CEINTURE, LES JUIFS
LE LIERONT DE LA MÊME MANIÈRE À JÉRUSALEM ET LE LIVRERONT ENTRE
LES MAINS DES PAÏENS.
QUAND
NOUS ENTENDÎMES CELA, NOUS ET CEUX DE L'ENDROIT, NOUS PRIÂMES PAUL
DE NE PAS MONTER À JÉRUSALEM. ALORS IL RÉPONDIT : QUE FAITES-VOUS,
EN PLEURANT ET EN ME BRISANT LE CŒUR ? JE SUIS PRÊT, NON SEULEMENT
À ÊTRE LIÉ, MAIS ENCORE À MOURIR À JÉRUSALEM POUR LE NOM DU
SEIGNEUR JÉSUS ! COMME IL NE SE LAISSAIT PAS PERSUADER, NOUS
N'INSISTÂMES PAS ET NOUS DÎMES : QUE LA VOLONTÉ DU SEIGNEUR SE
FASSE !
APRÈS
CES JOURS-LÀ, NOUS FÎMES NOS PRÉPARATIFS ET NOUS MONTÂMES À
JÉRUSALEM. QUELQUES DISCIPLES DE CÉSARÉE VINRENT AUSSI AVEC NOUS
ET NOUS CONDUISIRENT CHEZ UN NOMMÉ MNASON, DE L'ÎLE DE CHYPRE,
ANCIEN DISCIPLE, CHEZ QUI NOUS DEVIONS LOGER. LORSQUE NOUS ARRIVÂMES
À JÉRUSALEM, LES FRÈRES NOUS REÇURENT AVEC JOIE.
LE
LENDEMAIN PAUL SE RENDIT AVEC NOUS CHEZ JACQUES ET TOUS LES ANCIENS
S'Y RÉUNIRENT. APRÈS LES AVOIR SALUÉS, IL RACONTA EN DÉTAIL CE
QUE DIEU AVAIT FAIT AU MILIEU DES PAÏENS PAR SON MINISTÈRE.
QUAND
ILS L'EURENT ENTENDU, ILS GLORIFIÈRENT DIEU. PUIS ILS LUI DIRENT :
TU VOIS, FRÈRE, COMBIEN DE MILLIERS DE JUIFS ONT CRU, ET TOUS SONT
ZÉLÉS POUR LA LOI. OR ILS ONT APPRIS QUE TU ENSEIGNES À TOUS LES
JUIFS QUI SONT PARMI LES PAÏENS À RENONCER À MOÏSE, LEUR DISANT
DE NE PAS CIRCONCIRE LES ENFANTS ET DE NE PAS SE CONFORMER AUX
COUTUMES.
QUE
FAIRE DONC ? SANS AUCUN DOUTE LA MULTITUDE SE RASSEMBLERA, CAR ON
SAURA QUE TU ES VENU. C'EST POURQUOI FAIS CE QUE NOUS ALLONS TE DIRE.
IL Y A PARMI NOUS QUATRE HOMMES QUI ONT FAIT UN VOEU ; PRENDS-LES
AVEC TOI, PURIFIE-TOI AVEC EUX ET POURVOIS À LEUR DÉPENSE, AFIN
QU'ILS SE RASENT LA TÊTE. ET AINSI TOUS SAURONT QUE CE QU'ILS ONT
ENTENDU DIRE SUR TON COMPTE EST FAUX, MAIS QUE TOI AUSSI TU TE
CONDUIS EN OBSERVATEUR DE LA LOI.
A
L'ÉGARD DES PAÏENS QUI ONT CRU, NOUS AVONS DÉCIDÉ ET NOUS LEUR
AVONS ÉCRIT QU'ILS EUSSENT À S'ABSTENIR DES VIANDES SACRIFIÉES AUX
IDOLES, DU SANG, DES ANIMAUX ÉTOUFFÉS, ET DE L'IMPUDICITÉ. ALORS
PAUL PRIT CES HOMMES, SE PURIFIA ET ENTRA LE LENDEMAIN DANS LE TEMPLE
AVEC EUX POUR ANNONCER À QUEL JOUR LA PURIFICATION SERAIT ACCOMPLIE
ET L'OFFRANDE PRÉSENTÉE POUR CHACUN D'EUX.
SUR
LA FIN DES SEPT JOURS, LES JUIFS D'ASIE AYANT VU PAUL DANS LE TEMPLE,
SOULEVÈRENT TOUTE LA FOULE ET MIRENT LA MAIN SUR LUI, EN CRIANT :
HOMMES ISRAÉLITES, AU SECOURS ! - VOICI L'HOMME QUI PRÊCHE PARTOUT
ET À TOUT LE MONDE CONTRE LE PEUPLE, CONTRE LA LOI, ET CONTRE CE
LIEU ; IL A MÊME INTRODUIT DES GRECS DANS LE TEMPLE ET A PROFANÉ CE
SAINT LIEU. CAR ILS AVAIENT VU AUPARAVANT TROPHIME D'ÉPHÈSE AVEC
LUI DANS LA VILLE ET ILS CROYAIENT QUE PAUL L'AVAIT FAIT ENTRER DANS
LE TEMPLE.
TOUTE
LA VILLE FUT ÉMUE ET LE PEUPLE ACCOURUT DE TOUTES PARTS. ILS SE
SAISIRENT DE PAUL ET LE TRAÎNÈRENT HORS DU TEMPLE, DONT LES PORTES
FURENT AUSSITÔT FERMÉES. COMME ILS CHERCHAIENT À LE TUER, LE BRUIT
VINT AU TRIBUN DE LA COHORTE QUE TOUT JÉRUSALEM ÉTAIT EN CONFUSION.
A L'INSTANT IL PRIT DES SOLDATS ET DES CENTENIERS, ET COURUT À EUX.
VOYANT
LE TRIBUN ET LES SOLDATS, ILS CESSÈRENT DE FRAPPER PAUL. ALORS LE
TRIBUN S'APPROCHA, SE SAISIT DE LUI ET LE FIT LIER DE DEUX CHAÎNES.
PUIS IL DEMANDA QUI IL ÉTAIT ET CE QU'IL AVAIT FAIT. MAIS DANS LA
FOULE LES UNS CRIAIENT D'UNE MANIÈRE, LES AUTRES D'UNE AUTRE ; NE
POUVANT DONC RIEN APPRENDRE DE CERTAIN À CAUSE DU TUMULTE, IL
ORDONNA DE LE MENER DANS LA FORTERESSE.
LORSQUE
PAUL FUT SUR LES DEGRÉS, IL DUT ÊTRE PORTÉ PAR LES SOLDATS À
CAUSE DE LA VIOLENCE DE LA FOULE ; CAR LA MULTITUDE DU PEUPLE
SUIVAIT, EN CRIANT : FAIS-LE MOURIR !
AU
MOMENT D'ÊTRE INTRODUIT DANS LA FORTERESSE, PAUL DIT AU TRIBUN :
M'EST-IL PERMIS DE TE DIRE QUELQUE CHOSE ? LE TRIBUN RÉPONDIT: TU
SAIS LE GREC ? TU N'ES DONC PAS CET ÉGYPTIEN QUI S'EST RÉVOLTÉ
DERNIÈREMENT ET QUI A EMMENÉ DANS LE DÉSERT QUATRE MILLE BRIGANDS
? JE SUIS JUIF, REPRIT PAUL, DE TARSE EN CILICIE, CITOYEN D'UNE VILLE
QUI N'EST PAS SANS IMPORTANCE. PERMETS-MOI, JE TE PRIE, DE PARLER AU
PEUPLE.
LE
TRIBUN LE LUI AYANT PERMIS, PAUL DEBOUT SUR LES DEGRÉS FIT SIGNE DE
LA MAIN AU PEUPLE. UN PROFOND SILENCE S'ÉTABLIT ET PAUL, PARLANT EN
LANGUE HÉBRAÏQUE, DIT :
ACTES
DES APÔTRES 22.1-24
- HOMMES FRÈRES ET PÈRES, ÉCOUTEZ CE QUE J'AI MAINTENANT À VOUS
DIRE POUR MA DÉFENSE !
LORSQU'ILS
ENTENDIRENT QU'IL LEUR PARLAIT EN LANGUE HÉBRAÏQUE, ILS
REDOUBLÈRENT DE SILENCE. ET PAUL DIT : JE SUIS JUIF, NÉ À TARSE EN
CILICIE; MAIS J'AI ÉTÉ ÉLEVÉ DANS CETTE VILLE-CI ET INSTRUIT AUX
PIEDS DE GAMALIEL DANS LA CONNAISSANCE EXACTE DE LA LOI DE NOS PÈRES,
ÉTANT PLEIN DE ZÈLE POUR DIEU COMME VOUS L'ÊTES TOUS AUJOURD'HUI.
J'AI
PERSÉCUTÉ À MORT CETTE DOCTRINE, LIANT ET METTANT EN PRISON HOMMES
ET FEMMES. LE SOUVERAIN SACRIFICATEUR ET TOUT LE COLLÈGE DES ANCIENS
M'EN SONT TÉMOINS. J'AI MÊME REÇU D'EUX DES LETTRES POUR LES
FRÈRES DE DAMAS OÙ JE ME RENDIS AFIN D'AMENER LIÉS À JÉRUSALEM
CEUX QUI SE TROUVAIENT LÀ ET DE LES FAIRE PUNIR.
COMME
J'ÉTAIS EN CHEMIN ET QUE J'APPROCHAIS DE DAMAS, TOUT À COUP, VERS
MIDI, UNE GRANDE LUMIÈRE VENANT DU CIEL RESPLENDIT AUTOUR DE MOI. JE
TOMBAI PAR TERRE ET J'ENTENDIS UNE VOIX QUI ME DISAIT : SAUL, SAUL,
POURQUOI ME PERSÉCUTES-TU ? JE RÉPONDIS : QUI ES-TU, SEIGNEUR ? ET
IL ME DIT : JE SUIS JÉSUS DE NAZARETH, QUE TU PERSÉCUTES !
CEUX
QUI ÉTAIENT AVEC MOI VIRENT BIEN LA LUMIÈRE, MAIS ILS N'ENTENDIRENT
PAS LA VOIX DE CELUI QUI PARLAIT. ALORS JE DIS: QUE FERAI-JE,
SEIGNEUR ? ET LE SEIGNEUR ME DIT : LÈVE-TOI, VA À DAMAS ET LÀ ON
TE DIRA TOUT CE QUE TU DOIS FAIRE.
COMME
JE NE VOYAIS RIEN À CAUSE DE L'ÉCLAT DE CETTE LUMIÈRE, CEUX QUI
ÉTAIENT AVEC MOI ME PRIRENT PAR LA MAIN, ET J'ARRIVAI À DAMAS. OR,
UN NOMMÉ ANANIAS, HOMME PIEUX SELON LA LOI ET DE QUI TOUS LES JUIFS
DEMEURANT À DAMAS RENDAIENT UN BON TÉMOIGNAGE VINT SE PRÉSENTER À
MOI, ET ME DIT : SAUL, MON FRÈRE, RECOUVRE LA VUE ! AU MÊME
INSTANT, JE RECOUVRAI LA VUE ET JE LE REGARDAI.
IL
DIT : LE DIEU DE NOS PÈRES T'A DESTINÉ À CONNAÎTRE SA VOLONTÉ, À
VOIR LE JUSTE ET À ENTENDRE LES PAROLES DE SA BOUCHE ; CAR TU LUI
SERVIRAS DE TÉMOIN AUPRÈS DE TOUS LES HOMMES DES CHOSES QUE TU AS
VUES ET ENTENDUES. ET MAINTENANT, QUE TARDES-TU ? LÈVE-TOI, SOIS
BAPTISÉ ET LAVÉ DE TES PÉCHÉS EN INVOQUANT LE NOM DU SEIGNEUR.
DE
RETOUR À JÉRUSALEM, COMME JE PRIAIS DANS LE TEMPLE, JE FUS RAVI EN
EXTASE, ET JE VIS LE SEIGNEUR QUI ME DISAIT : HÂTE-TOI ET SORS
PROMPTEMENT DE JÉRUSALEM, PARCE QU'ILS NE RECEVRONT PAS TON
TÉMOIGNAGE SUR MOI.
ET
JE DIS : SEIGNEUR, ILS SAVENT EUX-MÊMES QUE JE FAISAIS METTRE EN
PRISON ET BATTRE DE VERGES DANS LES SYNAGOGUES CEUX QUI CROYAIENT EN
TOI, ET QUE LORSQU'ON RÉPANDIT LE SANG D'ÉTIENNE TON TÉMOIN,
J'ÉTAIS MOI-MÊME PRÉSENT, JOIGNANT MON APPROBATION À CELLE DES
AUTRES, ET GARDANT LES VÊTEMENTS DE CEUX QUI LE FAISAIENT MOURIR.
ALORS IL ME DIT: VA, JE T'ENVERRAI AU LOIN VERS LES NATIONS ...
ILS
L'ÉCOUTÈRENT JUSQU'À CETTE PAROLE. MAIS ALORS ILS ÉLEVÈRENT LA
VOIX, DISANT : ÔTE DE LA TERRE UN PAREIL HOMME ! IL N'EST PAS DIGNE
DE VIVRE ! ET ILS POUSSAIENT DES CRIS, JETAIENT LEURS VÊTEMENTS,
LANÇAIENT DE LA POUSSIÈRE EN L'AIR. LE TRIBUN COMMANDA DE FAIRE
ENTRER PAUL DANS LA FORTERESSE ,,,